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Contribution de la régionale de Strasbourg

Unanimité sur la lourdeur des programmes (notamment de terminale) et l’impossibilité d’évaluer des savoirs et savoir-faire transmis en SES dans de trop nombreux sujets de bac, surtout en QSTP : les connaissances sont dans les documents, les consignes du TP sont souvent mal formulées ou invitent à faire de la simple paraphrase, ce qui oblige les correcteurs à être indulgents en commission d’entente bac (notamment sur les lectures de données, incitations à la paraphrase etc).

La lourdeur des programmes du cycle terminal nous semble provenir surtout de la compilation de notions et du fait que les IC, au lieu de délimiter les problématiques en rajoutent une multitude.

Pour améliorer les évaluations du bac, il faudrait que les dossiers documentaires ne soient pas du para cours, pour lesquels des élèves malins (y compris des élèves de S ou L) pourraient parvenir à avoir la moyenne s’ils savent rédiger et construire une dissertation ou une synthèse. En QSTP, les consignes doivent être plus rigoureuses et porter véritablement sur des éléments évaluables dans lesquels les élèves de ES doivent apporter une valeur ajoutée propre.

Pour améliorer ces 2 aspects qui nous sont apparus liés (lourdeur des programmes par empilement et difficulté d’évaluer des compétences propres aux SES -en termes de connaissances et de savoir-faire travaillés en cours) nous proposons que les futurs programmes soient structurés en 3 colonnes : la première énonce la PROBLÉMATIQUE générale de société à étudier, la seconde énonce les MÉCANISMES économiques et/ou sociologiques à maîtriser pour traiter cette question (et là on pourra évaluer les élèves sur leur aptitude à raisonner en économiste et en sociologue) et la 3ème sur les NOTIONS à maîtriser. Des collègues proposent de préciser davantage les savoir-faire à mobiliser et travailler dans nos programmes (lecture de données notamment).

Les IC sont utiles si elles servent à délimiter et préciser les problématiques, et non à détailler et ouvrir à l’infini sur de nouvelles questions : la formulation « On pourra traiter … » est à proscrire et à remplacer dans les IC par « On traitera … »

A l’unanimité également, le programme de la Spécialité de terminale a été dénoncé comme un programme passionnant pour les enseignants mais ennuyeux pour les élèves. On propose que les auteurs (à travers les mécanismes notamment) soient réintroduits en tronc commun et que le programme de la spécialité de terminale soit entièrement revu en enrichissant le contenu du programme de la spécialité de première et en le prolongeant en terminale par 2 thèmes :
- développer le droit constitutionnel et la sociologie du droit,
- introduire ou accroître un axe Economie et Sociologie des médias / de l’information.

L’idée d’offrir une option SES aux élèves des autres séries et elle aussi unanimement acceptée à condition de ne pas faire de la sociologie pour les filles de L et de la micro-économie pour les matheux garçons de S ; cela doit rester un programme de SES qui sollicite une pluralité de sciences sociales. La préférence, sans unanimité, allait plutôt à un programme unique et commun d’option pour les L, S, STG etc

L’idée de créer une nouvelle évaluation expérimentale (enquête, monographie, travail statistique ou de modélisation avec des données brutes…) a été bien accueillie, nous n’avons cependant pas eu le temps de réfléchir aux configurations possibles (horaire, niveau, type d’évaluation etc).

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