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Introduction de l’après midi par Sylvain DAVID

Assises de l’enseignement des SES - 16 mai 2009


Après la matinée consacrée à l’état des lieux des pratiques d’enseignement en sciences économiques et sociales nous allons donc débuter la demi-journée consacrée aux pistes d’évolution pour ce qui concerne les sciences économiques et sociales. La matinée a permis de se rendre compte que, au-delà de la satisfaction globale que l’on pouvait retirer de l’enseignement de sciences économiques et sociales, on s’est rendu compte qu’il y avait une certaine insatisfaction, on pourrait même dire pour certains une certaine souffrance au travail par rapport à la difficulté de répondre aux injonctions qui nous sont faites qu’elles soient institutionnelles ou autre et qu’il était peut-être souhaitable d’envisager dès maintenant, en profitant du temps qui nous était donné compte tenu du report de la réforme du lycée, de voir avec les différents partenaires qui peuvent apporter une contribution intéressante à cette question, quelles pourraient être les pistes pour améliorer l’enseignement des SES, les conditions d’apprentissages pour les élèves et les conditions de travail pour les enseignements. Je suis très content que les invitations que nous avons lancées aient recueillies une réponse favorable quasi immédiate pour toutes les personnes présentes à la tribune. Je crois que c’est un moment important pour notre discipline de se réunir, d’échanger, de discuter, de voir les points d’accord et les divergences entre nous. Il aurait été facile pour nous de faire une réunion entre personnes qui pensons la même chose. L’objectif ici est au contraire d’éviter les faux débats, d’éviter les procès en idéologie, d’entendre les paroles collectives, de voir ce que nous pouvons nous dire.

Comme je vous l’ai dit ce matin nous avons déjà rencontré les différentes associations qui sont représentées à la tribune. Nous avons notamment discuté des questions de l’allègement des programmes, c’est ce qui a été aussi débattu ce matin. Nous avons discuté de la question de la clarification des apports disciplinaires dans le cadre de nos programmes. On sait que c’est un point qui peut susciter des réactions diverses et des contributions variées. Et un troisième point qui émerge des consultations des régionales, c’est la question de l’initiation aux méthodes. Que veut dire « enseigner les sciences économiques et sociales » ? Est-ce que ce n’est pas aussi enseigner ce que Philippe Cibois évoquait ce matin, « la posture intellectuelle du sociologue », mais aussi de l’économiste ou du politiste ? Peut-on imaginer que dans l’enseignement de sciences économiques et sociales au lycée il y ait un temps consacré à l’initiation ? Il n’est pas question de transformer nos élèves en chercheurs, mais peut être de leur donner à voir en quoi consiste l’accès à une connaissance un tant soit peu rigoureuse dans le cadre des disciplines de référence de notre enseignement.

Ce que nous vous proposons ce sont des prises de paroles, qui vont durer 10 à 15 minutes par personne, de manière à ce qu’à la fin de chaque prise de parole on prenne le temps d’entendre deux ou trois questions maximums pour un premier échange. Voila pour le programme, en sachant que cette journée sera clôturée par Roger Guesnerie qui nous livrera son point de vue sur ce qu’il a pu entendre et au regard de ce qu’il a pu découvrir de l’enseignement de SES au travers de l’audit qu’il a mené. Et je le remercie d’avoir accepté de remplir ce rôle.

Apses.org | Association des Professeurs de Sciences Économiques et Sociales