Orientations 2010-2011

L’année 2009-2010 a été, une fois encore, particulièrement difficile pour les SES. Les SES et la série ES payent, pour l’instant, un lourd tribut à la réforme du lycée. Si des points ont été marqués, à la fois du côté de la pertinence de notre argumentation, de notre capacité de mobilisation, et de l’ampleur des soutiens aux Sciences Economiques et Sociales, nos efforts de dénonciation, d’explication et de mobilisation n’auront, à ce jour, pas été globalement suffisants pour enrayer la machine de cette réforme du lycée. Mais ce qui a été imposé par décrets peut être défait ou amélioré par décrets. En 2010-2011, plus que jamais, la lutte devra continuer, sans doute enrichie de nouvelles modalités d’action qu’il reste à construire.

1. Place des SES au lycée « réformé »

1.1. En seconde

L’horaire réduit à 1h30 et le statut d’enseignement d’exploration sont inacceptables tant sur le plan des conditions de travail, des conditions pédagogiques d’apprentissage que des besoins de formation en sciences économiques et sociales des lycéens. La demande d’intégration des SES dans les enseignements communs de seconde avec un volume horaire annuel de 3 heures par semaine, dont une heure de TD dédoublée est maintenue (2+1). L’APSES continuera à porter cette demande pour que tous les lycéens de seconde suivent un enseignement annuel de SES, non seulement parce qu’il permet de faire découvrir une matière dominante d’une des séries, mais également au titre des connaissances et compétences spécifiques que cet enseignement peut apporter aux lycéens. La réduction de l’horaire de SES au lycée, notamment en seconde, est à contre-courant des évolutions de nos économies et sociétés contemporaines où les besoins de formation scientifique et de compréhension rationnelle des questions économiques, sociales et politiques n’ont jamais été aussi grands. L’APSES s’oppose à l’indifférenciation des enseignants de SES et d’Economie-gestion. Aussi elle appelle les collègues de SES à refuser d’enseigner PFEG. En cas d’obligation de service, si des enseignants devaient prendre en charge des groupes d’élèves en PFEG, au regard de la formation et des compétences validées par leurs concours, ils ne pourront que mettre en œuvre la démarche des SES à partir des thèmes du programme de PFEG. Compte tenu de l’accroissement prévisible du nombre de classes de seconde dans les services, l’Apses réitère sa demande qu’aucun service de professeur de SES ne soit composé principalement de classes de seconde. Les enseignements du cycle terminal doivent être répartis équitablement. L’Apses appelle les régionales à diffuser, notamment aux proviseurs et aux IPR, le modèle de lettre proposé par le bureau national.

1.2. Cycle terminal et série ES

Concernant le cycle terminal, l’APSES réaffirme que les SES doivent être une discipline pivot au sein d’une série cohérente où s’expriment des complémentarités fortes avec l’histoire-géographie, les mathématiques, la philosophie et les langues vivantes. La diminution de l’horaire d’enseignement obligatoire et d’approfondissement en terminale ES est contradictoire avec la volonté affichée du ministère de mieux préparer les bacheliers à la poursuite d’études supérieures. L’APSES demande le maintien des horaires de tronc commun à 6H en terminale, avec a minima 1H de dédoublement par niveau, défini nationalement, seules conditions pour que les élèves bénéficient de conditions d’apprentissage équitables sur le territoire et garantissant des épreuves nationales d’évaluation terminales. Cela permettrait, en outre, un rééquilibrage de l’horaire élève entre les séries S et ES.

L’offre réorganisée au rabais des 3 enseignements distincts de spécialité au choix en terminale (1h30 seulement en classe de terminale au lieu de 2h en première et 2h en terminale précédemment) apparaît particulièrement mal conçue. Les élèves souhaitant poursuivre en CPGE ou facultés d’Economie-gestion choisiront-ils la spécialité en Mathématiques, Economie approfondie ou en Sciences sociales ? L’Economie n’est-elle plus une science sociale ? ! Par ailleurs, cette séparation de l’économie et des autres sciences sociales est à contre-courant des réformes universitaires : dans de nombreuses maquettes de licence, la spécialisation est repoussée de la première à la troisième année. Quels sont enfin les objectifs pédagogiques de cette séparation ? Et comment expliquer la suppression de l’option Science politique en première lorsque l’on sait que les IEP constituent un débouché particulièrement attractif pour les bacheliers ES ? Enfin, la suppression des options Langues vivantes et Mathématiques aura comme conséquence une perte d’attractivité de la série ES. L’APSES demande que soit repensé l’ensemble de l’offre des enseignements d’option et de spécialité dans le cycle terminal au regard de la cohérence de l’offre de formation en série ES et de la nature des débouchés post-bac ES (LEA, CPGE, IEP par exemple).

Dans cette perspective, l’APSES entamera une réflexion pour proposer une autre offre et articulation d’enseignements de spécialisation en cycle terminal. Pourquoi pas un enseignement d’initiation aux méthodes des Sciences sociales avec évaluation de type épreuve expérimentale de Physique-chimie ou de type TPE en Sciences sociales ? Bref, des enseignements de spécialisation qui, dès la première, préparent véritablement les bacheliers ES à la poursuite d’études supérieures.

Les SES ont aussi vocation à être présentes dans les séries littéraire et scientifique, à condition que cet enseignement conserve son caractère pluridisciplinaire et pluriparadigmatique et ne soit pas réduit à une liste de fondamentaux.

En Terminale littéraire, les enseignants de SES doivent pouvoir participer à l’enseignement de spécialité « Droit et grands enjeux du monde contemporain » dans la mesure où cet enseignement devra mobiliser, des connaissances en Economie, Sociologie et Science politique, et demande, à cet effet, à ce que les enseignants de SES participent à l’élaboration de son programme.

1.3. Pour un maintien de la spécificité des SES

Plus globalement, l’APSES dénonce tous les dispositifs qui contribueraient à nier la spécificité des SES et poser les jalons d’une fusion avec d’autres disciplines, Economie-gestion notamment. A ce titre, les enseignants de SES et d’Economie-gestion n’ont pas vocation à enseigner « indifféremment » les SES et les Principes Fondamentaux de l’Economie et de la Gestion en seconde, mais l’enseignement pour lequel ils ont été formés et qu’ils assurent dans le cycle terminal respectivement dans la série ES et dans la série STG. Par ailleurs, l’APSES plaide toujours pour que ce soit un véritable enseignement de SES qui soit proposé aux élèves du cycle terminal en L et en S, et non un enseignement de « Droit et grands enjeux du monde contemporain » assuré indifféremment par des professeurs de différentes disciplines comme ce qui est proposé en Terminale L. Il est temps de considérer, dans les intitulés même des enseignements proposés, que les lycéens ont besoin d’un enseignement combinant les approches spécifiques des différentes sciences sociales (Economie, mais aussi Sociologie, Anthropologie et Science politique) et où ces approches sont clairement identifiées au service d’une compréhension des « grands enjeux du monde contemporain ».

2. Évolution des programmes

2.1. Analyse de la situation actuelle

Un large consensus s’était dégagé pour dénoncer la dérive encyclopédique des programmes (professeurs de SES à travers l’enquête menée par l’APSES en avril 2009, Inspection générale, Rapport de la commission d’audit présidé par Roger Guesnerie), notamment celui de terminale. Cet encyclopédisme décourage la diversification des dispositifs pédagogiques, décrédibilise la qualité de leur traitement auprès des universitaires, occasionne un bachotage polycopié en terminale dont on peut faire l’hypothèse qu’il désavantage particulièrement les élèves les plus faibles à court et plus long terme (pour le bac et pour ce qu’ils retiendront comme postures et savoirs véritablement acquis pour la poursuite de leurs études). Le diagnostic qu’une part importante d’adhérents formule est que cet encyclopédisme est lié à la façon même dont les programmes sont structurés. De moyens étayant la mise en œuvre des programmes, les notions sont devenues finalité, effaçant ou masquant de plus en plus les problématiques d’ensemble dans l’esprit des enseignants et des élèves. Le nouveau programme de seconde n’échappe pas à cette tendance. Au contraire, la disparition des indications de mise en œuvre pédagogique aboutit à une offre pauvre voire nulle en matière de mise en œuvre de méthodes des Sciences sociales ou de savoir-faire et postures intellectuelles à acquérir par les élèves. La réduction drastique de l’horaire alors que 8 questions devront être traitées n’aura fait qu’amplifier l’encyclopédisme dès la classe de seconde.

Compte tenu de ces carences, l’APSES considère que ce programme de seconde n’est pas définitif. Elle en proposera des pistes d’interprétation et d’adaptation. Par ailleurs, l’APSES demande à l’inspection de prendre en compte la disparité des situations locales d’enseignement créées par la réforme (indigence de l’horaire, effectifs réduits ou non). Cette disparité joue en effet sur les possibilités de mise en oeuvre du programme ou de pratiques pédagogiques actives, ce que nous déplorons.

L’APSES continuera de porter sa demande d’allègement des programmes, seul moyen de proposer un enseignement attractif qui prenne en compte les apprentissages des élèves. Cet allègement ne peut se limiter à soustraire des notions de l’existant. Il faut repenser les programmes dans leur structuration en lien avec l’évaluation et nos objectifs de formation, notamment celles du baccalauréat mais sans oublier le citoyen, si l’on veut parvenir à redonner du temps et du plaisir aux enseignants comme aux élèves.

2.2. Procédure de confection des programmes

Concernant la composition des groupes d’experts chargés de la confection des programmes, l’APSES continue de demander à ce que les professeurs enseignant dans le secondaire y soient majoritairement représentés aux côtés d’inspecteurs et de chercheurs ou universitaires, et que parmi ces derniers figurent à la fois des économistes, des sociologues et des politistes, ainsi qu’un chercheur en sciences de l’éducation. En effet, les savoirs scolaires que prescrit un programme proviennent nécessairement d’une sélection de savoirs produits par les communautés scientifiques mais ne peuvent en être un simple décalque (c’est le cas de toutes les disciplines scolaires).

L’APSES demande également à ce que les membres des groupes d’experts soient proposés par leurs instances représentatives et non choisis de manière discrétionnaire par le Ministère.

L’APSES rappelle aussi que la réunion d’un groupe d’experts doit être précédé d’un travail sérieux de bilan de la mise en œuvre des programmes actuellement en vigueur, de concertation avec les enseignants de SES, les universitaires et l’Inspection générale pour repérer à la fois les problématiques à étudier ainsi que les principaux concepts, raisonnements et méthodes que doivent maîtriser les lycéens en seconde et en fin de cycle terminal. En ce sens, les procédures de consultation ne peuvent avoir lieu uniquement ex-post, mais doivent également avoir lieu ex-ante.

L’APSES demande enfin que les programmes ne soient pas rédigés dans la précipitation. Dans l’intérêt des futurs lycéens, l’APSES considère qu’il est indispensable de donner le temps nécessaire à la confection des nouveaux programmes. Les programmes du cycle terminal ainsi que les modalités d’évaluation doivent être conçus simultanément. Les programmes doivent respecter la pluralité des approches pédagogiques, didactiques, épistémologiques et théoriques.

2.3. Structuration des programmes

L’APSES rappelle son attachement à des programmes structurés à partir d’un nombre limité de problématiques qui doivent permettre aux élèves de mieux comprendre les enjeux économiques et sociaux contemporains tout en acquérant des connaissances et des méthodes relatives aux sciences sociales. Ce double objectif est souvent en tension dans les pratiques pédagogiques, c’est pourquoi il est important qu’il soit au fondement de l’architecture des programmes afin d’éviter que l’un soit abandonné au profit de l’autre. En effet, toutes les problématiques ne se valent pas pour construire des programmes de lycée : certaines problématiques scientifiques sont difficilement transposables à des lycéens en termes de pré requis et/ou sont difficiles à traduire en termes d’enjeux de société en lien avec des questions contemporaines. En outre, cette façon de considérer les contenus à enseigner en SES est primordiale :
- au regard des finalités de culture générale assignées à l’enseignement de SES ;
- pour que l’élève donne un sens à l’apprentissage des concepts, raisonnements et méthodes, et puisse ainsi se les approprier durablement ;
- pour favoriser la « formation de l’esprit scientifique » en sciences économiques et sociales, titre de l’ouvrage publié en 1938 par Gaston Bachelard où celui-ci affirmait : « C’est précisément ce sens du problème qui donne la marque du véritable esprit scientifique. Pour un esprit scientifique toute connaissance est une réponse a une question. S’il n’y a pas eu de questions il ne peut pas avoir connaissance scientifique. Rien ne va de soi. Rien n’est donné. Tout est construit. »
- pour délimiter beaucoup plus drastiquement qu’aujourd’hui les sujets possibles lors des évaluations écrites du baccalauréat. Le système introduit par le programme de Terminale de 2002 (des sujets construits en combinant des notions de la première colonne du programme) a en effet fait la preuve qu’il renforçait l’arbitraire dans la conception des sujets, et donc dans l’évaluation des compétences des élèves au baccalauréat. La réflexion sur les programmes ne peut donc être indépendante d’une réflexion sur les modalités d’évaluation de ceux-ci. Au sein de ces problématiques choisies pour leur acuité dans la formation des citoyens en devenir que sont les lycéens, le programme devrait préciser un nombre limité de concepts, raisonnements et méthodes exigibles, en provenance d’une ou de plusieurs disciplines sur une problématique donnée.

2.4. Des programmes qui invitent à développer une large gamme de compétences

L’APSES invite à inscrire la réflexion sur les programmes dans l’esprit de ce que préconisaient les « Objectifs de référence pour l’enseignement des SES en seconde » en 1993 (voir http://www2.ac-lyon.fr/enseigne/ses...) en mettant l’accent autant sur les connaissances à transmettre que sur les savoir-faire et postures intellectuelles. Les programmes pourraient davantage préciser ces éléments sans les dissocier ou les opposer, en insistant notamment davantage sur l’initiation aux méthodes des Sciences sociales tout en laissant plus de place à la liberté pédagogique de l’enseignant en leur donnant un caractère propositionnel. La nature pluridisciplinaire de l’enseignement des Sciences Economiques et Sociales est aussi le moyen d’élargir les « compétences » apportées par cet enseignement, par la maîtrise des raisonnements et méthodes propres à chaque discipline, par les questionnements spécifiques que chacune privilégie, mais aussi par leur mobilisation conjointe sur certaines problématiques. Cette pluridisciplinarité qui associe, principalement, les apports de l’Economie, de la Sociologie et de la Science politique doit être maintenue d’une part parce qu’elle est une des raisons de l’attractivité des SES et suscite l’intérêt des élèves, et d’autre part car elle constitue un atout pour leur orientation future dans l’enseignement supérieur.

2.5 L’évaluation en SES

Les modalités d’évaluation en SES sont un facteur déterminant de l’évolution de l’enseignement vers l’encyclopédisme, au détriment de l’appropriation par les élèves des savoirs et méthodes. Des programmes structurés sous forme de problématiques explicites et précisant plus clairement un nombre limité de raisonnements à maîtriser permettraient de limiter l’arbitraire et de mieux valoriser les compétences des élèves. En ce qui concerne les épreuves écrites, la dissertation est un exercice qui permet de valoriser un large spectre de compétences. Mais, en l’état actuel, le dossier documentaire de la dissertation et la question de synthèse étayée par un travail préparatoire ne permettent pas, bien souvent, de valoriser ces compétences. Afin d’améliorer l’évaluation, les sujets aux épreuves écrites doivent mieux respecter les consignes des instructions publiées au BO en 1997 et une réflexion doit s’engager sur l’épreuve de synthèse, notamment pour que les aspects méthodologiques (savoir-faire) y soient mieux pris en compte et évalués (par exemple ceux nécessitant l’interprétation de données). En effet, les questions et les documents invitent souvent à la paraphrase, et l’exigence d’approfondissement de l’analyse est parfois en contradiction avec les limites imposées aux réponses du travail préparatoire et à la synthèse.

2.6. Recrutement et formation des professeurs stagiaires

Concernant les épreuves orales du futur CAPES de SES, les « sujets zéro » mis en ligne sur le site du Ministère ne respectent ni dans la lettre ni dans l’esprit les textes officiels de cadrage de décembre 2009. La suppression des dimensions didactiques et pédagogiques des épreuves de SES (contrairement à celles des autres disciplines) sera d’autant plus catastrophique que les futurs stagiaires seront placés dans des conditions d’enseignement intenables lors de leur première année d’enseignement. L’APSES demande donc la réintroduction des questions à portée didactique et pédagogique dans les épreuves de recrutement des futurs enseignants de SES.

2.7. Réflexion collective sur les programmes

L’Assemblée générale mandate le bureau national pour organiser une réflexion sur les objectifs et contenus de notre enseignement. Il est demandé à chaque régionale d’organiser, dès la rentrée scolaire 2010, des journées d’étude qui devront déboucher sur des propositions de programme dans le cycle terminal en tronc commun et en spécialité. Elle appelle également à participer aux formations mises en place et à leur élaboration pour faire évoluer les programmes actuels et leur interprétation.

3. Modalités d’action 2010-2011

L’APSES développera une réflexion auprès de ses adhérents sur les modalités d’action adéquates pour infléchir la réforme par des amendements aux décrets ou modalités d’applications. Il s’agit de réfléchir à l’articulation entre les actions de sensibilisation de l’opinion publique, de recueil de soutiens extérieurs, et de mobilisation des adhérents. Il s’agit aussi d’envisager des actions particulières (désobéissance, grève, rétention de notes, …) et de consulter les instances sur ces modalités d’action. Par ailleurs, l’APSES ne peut pas organiser tous les mois des actions nationales visibles, d’où la nécessité pour les régionales de mettre en œuvre des actions locales.

4. Colloques, formation continue et partenariats

4.1. La formation continue

Le thème du stage national sera choisi lors du premier Comité directeur de rentrée.

4.2. Mise en œuvre des nouveaux programmes

L’APSES doit impulser particulièrement la mutualisation de supports et pratiques sur le programme de seconde, compte tenu des difficultés de condition de travail à ce niveau, et poursuivre la mutualisation aux autres niveaux d’enseignement.

4.3. Partenariats L’APSES se félicite de son adhésion à l’IDIES et des croisements fructueux d’informations et d’analyses qui en résultent.

L’APSES a été partenaire des Jéco depuis leur création. Devant les difficultés de nombreux collègues pour y participer et la faible visibilité de l’association au cours de l’événement, la question de la pérennisation des modalités et des objectifs de ce partenariat est posée.

Le partenariat avec l’Ecole d’économie de Paris, a, une nouvelle fois cette année, été concluant. Les 3 ans d’expérience acquise de part et d’autre lors de l’organisation du stage national de l’APSES sont à pérenniser.

L’APSES a continué à développer ses liens avec les associations universitaires par des échanges réguliers avec les membres de leurs instances. En lien avec les orientations précédentes sur les programmes, l’APSES souhaite que des groupes de travail soient mis en place avec des représentants de l’AFSE, de l’AFEP, de l’AFSP et AECSP, de l’AFS et ASES. Il est nécessaire de poursuivre le dialogue et la compréhension mutuelle entre enseignants du secondaire et enseignants du supérieur.

Par ailleurs, l’APSES doit prendre toute sa place dans les instances qui organisent une réflexion internationale sur l’enseignement des sciences sociales au lycée, afin de promouvoir l’enseignement des SES par une meilleure connaissance des expériences à l’étranger. En dépit de l’intitulé centré exclusivement sur l’économie et de notre attachement à un enseignement élargi à l’ensemble des sciences sociales dans le secondaire, l’APSES doit être représentée lors de la rencontre biannuelle organisée du 25 au 28 août 2010 à Manchester par l’Association of European Economics Education (http://www.aeee.dk/ ; programme de la rencontre ici, http://www.aeee.dk/documents/2010AE...) d’autant plus que beaucoup des associations de spécialistes y représentent des enseignements combinant l’économie avec d’autres disciplines.

5. Vie de l’association

5.1. Adhésions

La hausse des adhésions s’est poursuivie en 2009-2010. L’APSES doit continuer de fidéliser ses adhérents et d’en attirer encore davantage en développant encore la partie mutualisation d’apses.org, en organisant des stages de qualité, moments forts de formation, de réflexion et de socialisation, en développant l’activité de ses régionales. Celles-ci doivent également pouvoir être associées à l’élaboration des stages académiques en partenariat avec l’inspection.

5.2. Site Internet

Le site est maintenant opérationnel et seul le paiement en ligne est toujours bloqué par l’opérateur Paypal. Il faudra essayer de trouver une solution pour permettre l’e-adhésion complète en ligne. Pour le moment le paiement en ligne est impossible, seul le formulaire d’adhésion peut être rempli en ligne.

5.3. APSES Info, Lettre de l’APSES

L’évolution du rythme de publication d’APSES Info (2 numéros par an prévus mais 1 seul numéro cette année) ainsi que la réorientation éditoriale causée par la concurrence du site doivent se poursuivre : articles de fond plus que d’actualité, interviews d’universitaires à propos de leur livre ou recherches etc. Le groupe rédactionnel formé l’année dernière a bien fonctionné mais il faudrait davantage de contributions des collègues et des régionales. À la rentrée 2010, une Lettre de l’APSES sera comme cette année envoyée dans tous les lycées, présentant les résultats de l’AG et les orientations pour l’année à venir.

5.4. Instances et régionales

L’Assemblée Générale des 12 et 13 juin 2010 propose la tenue d’une Assemblée générale extraordinaire pour modifier les statuts de l’association afin d’institutionnaliser la mise en place d’une procédure de saisine et de vote du Comité Directeur par voie électronique. D’ici là, cette procédure prévue à titre expérimental lors de l’AG de Paris (juin 2009) est reconduite. Le débat et le vote doivent porter sur une question urgente (ne pouvant attendre la tenue d’un Comité Directeur ou l’Assemblée Générale). Le Comité Directeur peut se saisir d’une question, demander un débat et un vote via le module de vote, sur la demande du BN ou d’au moins un tiers des membres titulaires du Comité Directeur. Le vote sera ouvert pour une durée déterminée par le Bureau National à partir de l’envoi par mail de la question aux membres du Comité Directeur. Le vote sera validé si le taux de participation atteint 50 %. Cette procédure devra rester exceptionnelle étant entendu que rien ne remplace les débats physiques et vivants qui ont lieu lors des réunions du Comité Directeur, ceux-ci étant indispensables pour les débats de fond. Un comité directeur exceptionnel peut être convoqué sur la demande de la majorité des membres titulaires. Les adhérents doivent également être consultés régulièrement dans le cadre des régionales par le biais d’Assemblées régionales.

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